11th Venice Architecture Biennale – September 2008
11e Biennale d’architecture de Venise: une grande fête sous la pluie
Édition du mardi 16 septembre 2008
Mots clés : Biennale, Venise, Archiecture, Culture, Italie (pays)
Que peut être l’architecture au-delà des simples constructions? C’est la question à laquelle tente de répondre la 11e exposition internationale d’architecture de la Biennale de Venise qui se tiendra dans la Mecque italienne du tourisme jusqu’au 23 novembre 2008. Pour lancer l’événement, les architectes du monde entier s’étaient donné rendez-vous à Venise le week-end dernier. Bilan: quelques belles surprises, un pavillon du Canada un peu décevant et, surtout, beaucoup de pluie.
La Biennale de Venise est une institution qui, depuis plus d’un siècle, organise tous les deux ans une exposition internationale d’art. Or, depuis 1980, la Biennale présente aussi, à intervalle régulier, une exposition internationale d’architecture. Ainsi, la Biennale d’architecture de Venise est une sorte de gigantesque exposition thématique doublée de pavillons nationaux et d’une foule d’événements parallèles.
Cette année, le conservateur en chef de l’événement est Aaron Betsky, un journaliste et critique d’architecture d’origine américaine qui a fait ses études aux Pays-Bas, où il est maintenant directeur du Netherlands Architecture Institute (NAI).
Intitulée Out There Architecture Beyond Building, l’édition 2008 de la Biennale propose une réflexion qui va au-delà de l’acte de construire. Ainsi, Betsky a voulu rappeler au public de l’exposition que l’architecture est une entreprise culturelle trop souvent soumise à une foule de contraintes techniques. En d’autres mots, que l’architecture est la façon de penser et de parler des choses que nous construisons, mais aussi la manière de les représenter et de les réaliser.
L’exposition thématique qui se tient dans les corderies de l’Arsenal (une usine de bateau reconvertie en immense espace d’exposition) rassemble plusieurs installations de grande échelle par quelques-unes des stars de l’architecture de ce monde: Asymptote, Coop Himmelb(l)au, Frank Gehry, Zaha Hadid, Greg Lynn, MVRDV, Massimiliano Fuksas, etc. En plus de cela, 56 pays ont leur pavillon national à la Biennale.
Cette année, le grand prix du meilleur pavillon est allé à la Pologne qui présentait Hotel Polonia: The Afterlife of Buildings, une réflexion sur l’avenir des édifices. Également intéressant, le pavillon de la Belgique qui, avec «1907… after the party», nous convie à une célébration minimaliste du pavillon belge, le tout premier espace d’exposition national à être construit pour la Biennale. La République tchèque quant à elle présente Side Ways, une amusante exposition représentant le mode de vie de divers ménages à partir du contenu de leur réfrigérateur.
Au pavillon du Canada, on peut voir 41º à 66º L’Architecture au Canada — Région, culture et tectonique, une exposition imaginée par les conservateurs Marco Polo et John McMinn (tout deux professeurs d’architecture dans la région de Toronto). Ainsi, en présentant 36 projets par 27 firmes d’architectes du pays, les commissaires canadiens ont voulu parler de thèmes qui, selon eux, vont au-delà des édifices: le contexte, le pouvoir du paysage et les archétypes culturels nationaux, tels l’igloo ou la maison longue. Pourtant, un peu décevante, la participation du Canada cette année ne semble pas se démarquer du lot et aurait gagné à être visuellement plus soignée.
Si les journalistes et architectes venus du monde entier pour voir la Biennale d’architecture ont eu droit à un climat estival lors du premier jour de l’inauguration, il en fut tout autrement pour la journée du samedi. En effet, cette année, une pluie diluvienne est venue gâcher la grande fête vénitienne. Parce que, après tout, Venise sous la pluie, ce n’est plus que de l’eau à perte de vue!















Bon, rien sur la “French Touch” dont on parle beaucoup ici à Paris ? Je m’engage à faire part de mes observations après mon séjour en octobre.
Rien à voir, mais puisque qu’il s’agit d’un blog d’amateurs d’architecture et qu’entre amateurs on peut se partager qq émotions : Chicago en mai dernier, le batiment Mac Cormick de R. Koolhaas (je ne sais jamais s’il y a tous ces “a “et tous ces “o”), comme une déambulation dans un film de D. Lynch !